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Les carrières de Normandie s’engagent pour la valorisation des déchets inertes du BTP

Publié le  03/04/2018
Jacques-Olivier Gasly
Les carrières de Normandie s’engagent pour la valorisation des déchets inertes du BTP
Avec un taux de valorisation des déchets inertes du BTP de 74 % contre 70 % au niveau national, la Normandie fait figure de bonne élève. Mais partant du principe que l’on peut toujours faire mieux et surtout, que la ressource en matière première n’est pas inépuisable, la fédération interprofessionnelle des producteurs de matériaux minéraux est engagée depuis plusieurs années dans une démarche environnementale auprès de ses membres.

" Nous cherchons un modèle économique qui soit le plus circulaire possible avec des matières premières utilisées pour le BTP, puis recyclées lors des phases de reconstruction afin de générer de nouveaux matériaux dès lors réutilisables pour d'autres réalisations ", détaille Philippe Desvignes, vice-président de l'UNICEM Normandie. 

 

Chaque année, la Normandie consomme quelques 17 millions de tonnes de matériaux. Si une grande partie est directement issue des carrières, une partie non négligeable provient également des produits de valorisation. 
 

" Dans un premier temps, il y a ce que l'on appelle le réemploi de matériaux sur chantier. Il ne s'agit pas encore de recyclage, mais d'une économie réalisée directement sur site ", explique Philippe Desvignes. Par exemple l'utilisation de gravats présents sur le chantier pour renforcer des fondations ou le recours à de la terre d'extraction pour niveler les lieux, soit 1,4 million de tonnes de déchets évités, ce qui correspond à une réduction de 1/3 des déchets inertes produits par le BTP. En effet, dès lors que des matériaux quittent un chantier, ils prennent le statut de déchets, soit pour la Normandie 3,8 millions de tonnes…
 

Des déchets répartis en 2 catégories : les déchets valorisés (2,8 MT), et les déchets non valorisés (990 000 t). " Pour cette dernière catégorie, nous réalisons régulièrement des actions de prévention, car sur les 990 000 tonnes de déchets, seules 445 000 tonnes sont comptabilisées en stockage ", autrement dit, plus de 545 000 tonnes de déchets peuvent potentiellement se retrouver en enfouissement ou stockage sauvage, soit 14%  du volume total des déchets… 
 

  • 5 personnes pour traiter de 60 à 90 000 tonnes
     

Implantée aux portes de Rouen, la station de traitement de Granulats Recyclés de Normandie est une plateforme spécialisée dans la valorisation de déchets. " Nous n'acceptons ici que les déchets déjà triés des entreprises et artisans du secteur : tuiles, béton, enrobé… mais pas de plâtre ou de bois ", détaille Stéphane Levesque, le directeur du site. 
 

Après différentes opérations de tri et de concassage réalisées par les 5 personnes employées sur le site, de nouvelles matières premières de calibres différents voient le jour. " Ces productions, entre 60 et 90 000 tonnes selon les années, sont ensuite proposées à la vente en fonction des usages des professionnels ", complète Stéphane Levesque. Avant peut-être de revenir en traitement chez lui, car le directeur est formel : " sur certains enrobés routiers, nous en sommes déjà à la troisième génération ! "

 

Source : Jacques-Olivier Gasly

Copyright : Normandinamik

Par  Jacques-Olivier Gasly
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