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La SNCF plébiscite le lin normand… et fait du bien à l’industrie textile française !

Publié le  19/05/2025
Jacques-Olivier Gasly
La SNCF vient de présenter, dans le cadre d’une démarche environnementale nationale, le remplacement progressif des EPI (équipements de protection individuelle) textiles de ses agents. Des tenues désormais fabriquées à base de lin normand, filé et tissé en France.

Elaborée par la société Cepovet de Villefranche-sur-Saône (69), leader européen des vêtements professionnels, la nouvelle collection développée pour les besoins de la SNCF intègre la technologie lin, une première mondiale… Cinq années de recherche et d’innovation auront été nécessaires pour parvenir à produire ces textiles techniques en substituant le coton par le lin.

Le lin, désormais matière première essentielle à la confection des quelques 280 000 tenues des agents SNCF et de ses filiales, est directement issu de Normandie, première région productrice au monde. C’est en effet auprès de la coopérative Terre de Lin, installée sur la commune de Saint-Pierre-le-Viger (76), entre Dieppe et Fécamp, que Cepovet a décidé de s’approvisionner. « Le lin est une culture respectueuse de l’environnement à plusieurs titres », explique Laurent Cazenave, responsable de la communication de la coopérative, rappelant qu’à la différence du coton, le lin n’est pas une culture irriguée. En se satisfaisant du seul apport de l’eau de pluie, le lin se différencie en effet positivement du coton qui, pour un kilo produit, nécessite jusqu’à 18 000 litres d’eau.

Une fois teillé, le lin est ensuite envoyé dans les Vosges, au sein de l’entreprise Tenthorey. Il y est tissé pour donner naissance à des étoffes, nécessaires à la confection des EPI.

« Nous trouvons ici plusieurs morceaux de la réponse à nos besoins. Nous voulions abaisser l’empreinte de nos vêtements : nous remplaçons l’usage du coton par l’usage du lin… Des achats de textiles que l’on pouvait faire auparavant en Asie, vont être désormais fait ici… avec des emplois qui vont être créés pour un besoin SNCF », se félicite Pascal Décary, directeur des achats et de l’économie circulaire du groupe SNCF.

Outre ses propriétés thermiques (le lin est un excellent régulateur de température qui garde au frais en été et au chaud en hiver), cette fibre 100 % française est également entièrement biodégradable, contrairement à certains types de coton qui ne peuvent être travaillés qu’après traitement chimique. Un atout essentiel pour le groupe SNCF qui a également participé à la création d’une filière française du recyclage industriel.

Ainsi, au sein de la première usine française de tri automatisé, située en Région Auvergne Rhône-Alpes, quelques 250 000 pièces de textiles usagées (chemises, tee-shirts, polos, pulls, gilets, vestes, parkas, écharpes, coiffes… de ses 25 000 agents) sont d’ores et déjà traitées chaque année.

Par  Jacques-Olivier Gasly