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À Ecouché-les-Vallées, Verescence modernise sa production de flacons pour la parfumerie

Publié le  19/12/2018
François Colombier
Verescence
La traditionnelle coupure de ruban par les dirigeants et les salariés de Verescence
Le luxe et la beauté sont des unes des filières fortes de la Normandie. Les investissements réalisés par Verescence le confirment.

Le numéro 1 du flaconnage verre pour la parfumerie de luxe, Verescence, a inauguré deux nouvelles lignes de production en sérigraphie dans son usine d’Ecouché (Orne). « Cela fait plusieurs années que les indicateurs sont au vert dans ce site. L’année 2018 a confirmé la bonne santé de l’usine, les résultats ont été extraordinaires. Nous allons continuer à investir », témoigne Hélène Marchand, directrice générale France de Verescence.
Depuis 2010, 10 millions d’euros ont été engagés, pour moderniser la sérigraphie, le dépolissage, pour travailler aussi à une autre organisation de la production. Les deux lignes de sérigraphie représentent un montant de 2,2 millions. « La gestion de projet a duré 18 mois. Nous avons fait face à de nombreux défis techniques, organisationnels, humains. 3 400 heures de formation ont été dispensées aux salariés », résume le directeur du site, Yann-Régis Leconte. « Ce sont des machines de nouvelle génération, qui apportent une avancée technologique, pour mettre en place des solutions pour satisfaire les clients, d’être plus compétitifs, de pouvoir fabriquer des flacons plus compliqués ». Elles vont également permettre de traiter 10 millions de flacons, s’ajoutant aux 152 millions produits annuellement sur le site, à l’image du tout dernier né d’Hermès, dont Verescence est le premier fournisseur.

Écoconception

Travailler avec les plus grandes maisons de luxe n’empêche pas le groupe de mettre l’accent sur sa stratégie RSE : « Nous devons aider nos clients à faire de choix d’écoconception novateurs, qui restent compatibles avec les codes de la beauté ». Les machines implantées à Ecouché participent à cette stratégie, en supprimant des tâches manuelles répétitives et fatigantes.
Trente emplois ont accompagné l’installation des lignes de production. Le recrutement demeure une préoccupation pour Yann-Régis Leconte : « Nous avons des postes à pourvoir, mais nous peinons à attirer. Il est important de travailler ensemble à améliorer l’attractivité du territoire, de trouver des moyens pour séduire de nouveaux arrivants, d’organiser la formation pour être en adéquation avec les besoins des entreprises. De notre côté, nous devons mieux nous faire connaître, montrer nos métiers, donner aux jeunes l’envie de venir chez nous ».

Par  François Colombier