Dans moins d’un an, rendez-vous à l’Armada !
Créée en 1989 dans le cadre des festivités du bicentenaire de la Révolution française, l’Armada est aujourd’hui indissociable de Rouen, tout en contribuant à sa notoriété, tant sur le plan national qu’international. Pendant 10 jours, les plus prestigieux voiliers de la planète sont invités à faire escale sur les quais de la ville, en ouvrant leurs ponts au public à l’occasion de visites gratuites. En 2023, lors de la dernière édition, pas moins de 5 millions de visiteurs (plus de 30 nationalités recensées) se sont ainsi massés sur les bords de Seine pour profiter du spectacle.
« Cette renommée n’est pas sans conséquences », admet son actuel président, Jean-Paul Rivière. « Notre succès donne forcément des idées aux autres et, aujourd’hui, nous sommes challengés par d’autres villes européennes qui se trouvent à démarcher les mêmes navires… ». Et c’est dès la fin d’une édition que les équipes se remettent à l’œuvre pour s’assurer la présence des plus beaux navires. « Normalement, le millésime 2027 devrait comporter 47 voiliers, mais vous vous doutez bien que nous n’avons pas encore toutes les confirmations. Beaucoup de pays, notamment pour les navires militaires, fonctionnent avec ce que l’on appelle des intentions de venir, mais jusqu’au dernier moment, nous ne sommes pas à l’abri d’une annulation », poursuit Jean-Paul Rivière.
Les organisateurs peuvent cependant déjà compter sur une petite flottille ayant confirmé sa présence, parmi lesquels le « Vera Cruz », une caravelle portugaise de 24 mètres, la goélette « La Recouvrance », le trois-mâts barque « Le Belem » ou encore le Norvégien « Statsraad Lehmkuhl », l’un des plus grands voiliers du monde encore en activité.
Une rive gauche plus animée qu’en 2023
Année du millénaire oblige, l’édition 2027 de l’Armada sera également placée sous le signe des Vikings et de leurs traditionnelles embarcations, puisqu’une quarantaine de drakkars devraient être présents et profiter d’une remontée spectaculaire de la Seine la semaine précédant l’Armada. « Toutes ces embarcations, en provenance de différents pays nordiques, se regrouperont au parc Ornavik, à côté de Caen, avant de remonter ensemble le fleuve jusqu’à Rouen », détaille Catherine Morin-Desailly, sénatrice et conseillère régionale. Ils seront alors amarrés devant le « Village Millénium », un espace de 400 m² d’animations culturelles et patrimoniales destiné à mettre en avant l’année européenne des Normands.
« Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que, contrairement à ce qui a pu être annoncé, la Région n’a pas réduit l’enveloppe de sa participation. Elle a juste fait le choix de s’investir autrement », souligne le président de l’Armada, interrogé sur ce que l’on appelait jusqu’alors « les concerts de la Région ». « Ce qui est vrai, en revanche, c’est que, pour les concerts à proprement parler, nous avons encore 1,3 million à trouver. »
Deux options s’offrent désormais aux membres de l’association : soit passer par une phase de naming des concerts, soit rendre les concerts payants. « Mais, si tel était le cas, nous resterions bien entendu fidèles à notre statut associatif… En aucun cas il ne s’agira de faire du bénéfice, mais bien de rentrer dans nos frais. Ce qui veut dire que, si nous devions faire payer l’accès aux concerts, les billets ne dépasseraient pas les 15 euros… », assure Jean-Paul Rivière.