Fréquentation en hausse, des trains de plus en plus remplis… nouvelle année de croissance pour l’activité ferroviaire en Normandie !
« 4 millions de voyageurs par an pour une région qui compte 3,34 millions d’habitants, ce n’est pas rien ! », s’est ainsi réjoui Hervé Morin, président de la Région Normandie, lors de la présentation à la presse des résultats de l’activité ferroviaire en Normandie. En moyenne, sur l’année 2025, ce ne sont pas moins de 114 000 voyageurs qui ont pris le train chaque jour en Normandie, soit une hausse de 23 % de la fréquentation depuis 2019, année de référence post‑COVID pourtant déjà marquée par une affluence « extraordinaire » : Armada de Rouen ; 75ᵉ anniversaire du Débarquement et de la bataille de Normandie ; match de la Coupe du monde féminine de football au Havre…
« Entre 2024 et 2025, la hausse de fréquentation est de 4 %. Le trafic longue distance progresse mieux en Normandie que dans le reste de la France », détaillent la Région Normandie et la SNCF à l’occasion de la présentation de ce bilan qualifié de « positif ». Une progression expliquée notamment par les investissements et les choix stratégiques portés par la Région Normandie dans le cadre de son contrat avec SNCF Voyageurs.
Par ailleurs, l’utilisation sur les lignes normandes de nouveaux matériels ne serait pas non plus étrangère à ces bons résultats. « Cela change complètement l’expérience de voyage. Les trains sont désormais climatisés, équipés de prises électriques qui permettent de travailler, ils sont plus lumineux… », détaille Hervé Morin.
Afin de répondre à une demande croissante, l’offre régionale s’est enrichie de 23 trains supplémentaires par semaine sur plusieurs lignes. « Ce développement d’offre est autofinancé par les recettes générées, portant le total à près de 100 trains supplémentaires par semaine par rapport à la fin de l’année 2024 », assure la Région, qui rappelle également les efforts réalisés en matière de ponctualité.
Les trains Nomad affichent en effet une ponctualité à 5 minutes supérieure à 91 %, un niveau stable par rapport à 2024 et ayant surtout progressé de 11 points depuis que la Région Normandie a repris les lignes Intercités (79 % auparavant).
« Mais si on veut continuer de progresser, prévient Jean‑Baptiste Gastinne, il faut certes trouver des solutions pour limiter les pannes réseau, ce que nous faisons au travers de nos investissements, mais il faut aussi obliger les propriétaires qui sont en bordure des voies à réaliser les entretiens qui leur incombent. » En effet, pour le vice‑président de la Région Normandie chargé des transports, bon nombre de retards seraient directement imputables à ces manquements.