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L’ESIGELEC sensibilise les entreprises à l’alternance

Publié le  28/09/2020
Jacques-Olivier Gasly
Alors que les élèves de l’école d’ingénieurs ESIGELEC viennent de faire leur rentrée, l’établissement sensibilise les entreprises aux vertus de l’alternance.

En formation initiale par la voie classique ou par celle de l’alternance, l’ESIGELEC forme les ingénieurs généralistes de demain dans le domaine des Systèmes Intelligents et Connectés, dont on trouve les applications dans différents secteurs tels que l’électronique automobile ou aéronautique, la robotique en passant par le biomédical ou encore l’énergie…

Classée par « L’Usine Nouvelle » à la 1ère place des écoles d’ingénieurs en Normandie en 2020, l’ESIGELEC n’a pas eu beaucoup de mal à faire le plein en cette rentrée 2020-2021, pourtant placée sous le signe de la COVID-19. « Mis à part quelque soucis de visa pour un ou deux étudiants internationaux, l’ESIGELEC a recruté ses effectifs étudiants sans problème, c’est-à-dire autour de 480 à 490 élèves pour la promotion de 1ère année du cycle ingénieur », explique Etienne Craye, directeur de l’ESIGELEC. En revanche, la situation est un peu plus compliquée en ce qui concerne l’apprentissage.

« En effet, sur ce panel d’élèves ingénieurs, un nombre significatif souhaite signer des contrats d’apprentissage pendant 3 ans et ainsi disposer d’une formation mi-temps entreprise, mi-temps école. Et là, le contexte COVID ainsi que les problématiques économiques de l’industrie nous amènent à rencontrer sensiblement plus de difficultés pour signer des contrats de ce type », détaille le directeur. Ainsi, sur un objectif d’une grosse centaine de contrats d’apprentissage, seule une soixantaine a été signée.

Continuez à investir dans les compétences de demain !

Etienne Craye, directeur de l’ESIGELEC

Mobiliser les entreprises et rappeler les atouts de l’apprentissage

Pourtant les bénéfices de l’apprentissage pour les futurs employeurs sont indéniables. « L’intérêt d’un apprenti, c’est que pendant trois ans, il est formé et obtient un diplôme d’ingénieur alors que dans le même temps il est aculturé et professionnalisé dans un secteur d’activité qui est celui de son entreprise », souligne Etienne Craye. « Un investissement qui permet aux entreprises de disposer à terme d’un cadre qui le rejoint de manière totalement opérationnelle en ayant eu de surcroît la possibilité d’un transfert de compétences dans les cas des profils partants notamment. Si j’ai donc un message à transmettre aux entreprises c’est celui de continuer à investir dans les compétences de demain ! », souligne le directeur de l’ESIGELEC.

De plus, eu égard au contexte sanitaire particulier qui affecte les entreprises et aux effets collatéraux qui en découlent, l’Etat, déjà volontariste avant cet épisode sur les aspects d’apprentissage et d’alternance, a souhaité intensifier son accompagnement financier avec des aides pouvant aller jusqu’à 8.000 € grâce au « plan de relance de l’apprentissage 2020 ». Autrement dit, une entreprise peut voir la charge économique que représente un apprenti, totalement financée par subvention de l’Etat la première année.

« Enfin, si une PME évolue dans le secteur du numérique, elle peut sans problème continuer d’investir sur des profils de futurs ingénieurs », poursuit Etienne Craye. « Elle peut en effet être certaine que dans trois ans, son activité sera pérenne. N’oublions pas que nous vivons dans une société qui est aujourd’hui engagée dans la transition numérique et dans la transition énergétique. Or ce sont les profils génériques auxquels l’ESIGELEC prépare », conclut son directeur.

Contacter le service Formation Professionnelle de l’ESIGELEC : alternance@esigelec.fr

Par  Jacques-Olivier Gasly