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Pose de la première pierre de « Kinésia » à Goustranville (14)

Publié le  03/10/2018
Jacques-Olivier Gasly
Kinésia
Pose de la première pierre de « Kinésia » à Goustranville (14) - Crédit photo : Hamon / Région Normandie
Stéphane Travert, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Jean-Léonce Dupont, Président du Département du Calvados, Paul Essartial, membre du comité d’engagement du Fonds Eperon, Christophe Degueurce, Directeur de l’Ecole nationale vétérinaire d'Alfort, Malika Cherriere, Présidente de Normandie Equine Vallée ont officiellement posé, le 1er octobre 2018, à Goustranville, la première pierre du futur pôle destiné à la recherche en physiothérapie et rééducation fonctionnelle chez le cheval, en présence de Laurent Fiscus, préfet du Calvados. Baptisé « Kinésia », le projet prévoit notamment la construction d’ici un an d’une piscine panoramique unique au monde dédiée à l’examen du cheval en milieu aquatique. Il sera cofinancé à hauteur de 1,7 million d’euros par l’Etat, la Région, le Département du Calvados et le Fonds Eperon.

« La Région consacre chaque année plus de 6 millions d’euros pour permettre le développement de la filière équine et affirmer au niveau mondial la place de la Normandie comme terre d’excellence du cheval. C’est avec la même volonté de viser l’excellence que la Région porte à travers Normandie Equine Vallée le projet de développement à Goustranville d’un Campus équin de dimension nationale et au rayonnement international. Kinésia contribuera fortement au développement de l’attractivité du site et permettra de créer de nouvelles activités, de l’emploi et de l’innovation » a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

Un équipement unique en son genre

Situé à Goustranville, le Centre d’Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices d’Équines (CIRALE) est une antenne de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort mondialement reconnue pour son expertise dans le domaine des pathologies locomotrices des chevaux athlètes.

Avec plus de 1 100 patients référés dont 10% de chevaux étrangers de toutes les disciplines sportives et de courses, le CIRALE représente un outil diagnostic et de recherche de pointe au service des étudiants, des vétérinaires et des propriétaires de chevaux, et constitue ainsi un outil de rayonnement de la Normandie et de la France à l’international. 

Situé à Goustranville, le Centre d’Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices d’Équines (CIRALE) est un site de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort mondialement reconnu pour son expertise dans le domaine des affections locomotrices touchant les chevaux athlètes.

Avec plus de 1 100 patients référés par an dont 10% de chevaux étrangers de toutes les disciplines sportives et de courses, le CIRALE représente un outil diagnostic et de recherche de pointe au service de la formation des étudiants-vétérinaires, des vétérinaires praticiens et des propriétaires de chevaux, et constitue ainsi un outil de rayonnement de la Normandie et de la France à l’international. 

Avec la création d’une unité de balnéothérapie unique sur le site du CIRALE, le projet  « Kinésia » permettra de développer la recherche et la formation dans le domaine de la physiothérapie ainsi que de la rééducation fonctionnelle et notamment :

  • d’apporter des bases scientifiques et objectives aux indications et aux résultats obtenus par les techniques de kinésithérapie et de rééducation du cheval, et ainsi de valider l’effet des programmes de rééducation mis en œuvre,
  • d’améliorer les soins et les techniques mises en œuvre dans les structures pratiquant la rééducation des chevaux de courses ou de sport,
  • de répondre à la demande des professionnels du monde des courses et des diverses disciplines sportives qui sont à la recherche de techniques non médicamenteuses de maintien ou de soutien de la performance, et de soins non-dopants.

 

Le coût du projet est estimé à 1,73 million d’euros selon le plan de financement suivant :

  • Région Normandie : 372 000 €
  • Département du Calvados : 372 000 €
  • Fonds Éperon : 520 000 €
  • État : 467 000 €.

Vers un grand campus équin international

Après l’extension du CIRALE et l’acquisition de nouveaux équipements uniques en France et en Europe en juillet 2018 (*), le lancement des travaux de « Kinesia » marque une nouvelle étape dans le projet de transformation du site de Goustranville en un grand campus équin international.

Normandie Equine Vallée a, en effet, pour ambition de créer un campus équin attractif, de dimension internationale et multi-acteurs, créant des synergies entre la recherche, la formation et les acteurs économiques de la filière équine.

Ce projet, estimé à 30 millions d’euros, comprendra notamment le déménagement du Centre hospitalier universitaire vétérinaire Equin (ChuvEquin) de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, de son site francilien vers son pôle normand. La mise en service d’un amphithéâtre connecté et immersif de 150 places permettant de mener de la formation vétérinaire à distance est également prévue. Des Espaces Vie et Entreprenariat, (salles de réunions et de coworking, bureaux à destination des entreprises, espaces de convivialité…) compléteront l’offre en créant un lien fort entre innovations scientifique et technique d’une part, et démarches entrepreneuriales innovantes d’autre part. Enfin, une Cité de près de 2 000 m² hébergera les personnes de passage sur le site.

 

(*) Pour mémoire, l’extension du CIRALE a notamment permis l’accueil  d’une salle doté d’un IRM dit « couché », permettant de faire des diagnostics sur des chevaux anesthésiés et donc parfaitement immobiles, ainsi que d’une salle dotée d’un scanner permettant également de faire des diagnostics sur des chevaux anesthésiés.  Le CIRALE est le premier site en France à être doté de ce type d’IRM et le premier site en Europe doté d’un scanner pour les chevaux.

Portés par Normandie Equine Vallée et l’EnvA, les travaux et l’achat des équipements, d’un montant total de 5,1 millions d’euros, ont été co-financés par la Région, le Département du Calvados, le Fonds Eperon, le FEDER et l’Etat.

Par  Jacques-Olivier Gasly