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RCI et MADAI : le management international par la voie de l’apprentissage au groupe FIM

Publié le  04/08/2020
Jacques-Olivier Gasly
Les succès des apprentis de la filière niveau régional - Team RECI apprentis 2018/2019 : Remise du 1er prix Régional Concours Vocation à l’international & Remise du Prix spécial du jury national Concours Vocation à l’international pour Thomas Bretoy et Léa Germain
Depuis maintenant près de 35 ans, FIM CCI Formation Normandie propose une formation Responsable en Commerce International (RCI). Complétée en 2018 par le programme Manager en Développement d’Affaires International (MADAI), ces deux formations dispensées à Saint-Lô (50) sont accessibles par la voie de l’apprentissage.

Installée sur le Campus 1 de FIM CCI Formation Normandie à Saint-Lô, la filière Management International propose deux programmes complémentaires en apprentissage. Et ses 35 années d’existence en font aujourd’hui une référence, plébiscitée par les entreprises normandes. Créée en 1984 sous l’appellation Cadres Commerciaux pour l’exportation et rebaptisée en 2008 Responsable en Commerce International, celle-ci correspond à une formation homologuée de niveau II (Bac+3/+4). Depuis 2018, afin de répondre à la demande des professionnels, elle est complétée par le programme Manager en Développement d’Affaires à l’international en alternance (niveau Bac+5 en sortie de formation).

« C’est un plus indéniable sur un CV. Non seulement les formations Bac +5 sont des formations qui plaisent aux entreprises, mais du fait d’être issues de l’alternance, c’est aussi pour celles-ci l’assurance que nous disposons d’une véritable connaissance du milieu professionnel, car nous avons déjà 3 années de pratique en entreprise », explique Aurane Laboue, issue de la première promotion MADAI. Une tendance que Ryan Rivière, lui aussi passé par le MADAI de Saint-Lô, confirme. « Afin d’anticiper ma fin de formation en décembre prochain, j’ai actualisé mon profil Linkedin et envoyé quelques CV. Les retours ont été bien plus rapides… ».

Avant de poursuivre leur cursus sur un Bac+5, tous deux sont passés par la RCI. Une formation qui elle aussi offre « le recul nécessaire » pour aborder le monde du travail. C’est en tout cas l’avis d’Alban Jacquinot, actuellement en alternance chez « Elle&Vire » jusqu’au 31 août. « Moi, mon souhait est de pouvoir travailler rapidement et d’aller à l’international. Pas forcément d’aller sur un mastère. Et dans ce cadre-là, le fait d’être issu de l’alternance est un atout. Quand je compare avec des amis issus d’un bac +3 filière générale, nous, nous avons déjà un pied dans le monde du travail, ce qui a développé notre sens des responsabilités et le travail en autonomie », note le jeune homme.

Une aisance obtenue grâce à une formation adaptée qui allie 10 à 12 mois de pédagogie en centre selon les types de contrat et apprentissage en entreprises. « Nous avons des thèmes de cours qui sont véritablement en phase avec le terrain : le développement de projet, le management de personnes ou encore le cross-management qui ont des applications immédiates dans notre quotidien », poursuit quant à lui Ryan Rivière qui, au sein de sa formation chez un grand équipementier automobile, s’est également frotté à la notion d’intérim de service. Aujourd’hui c’est par le biais du Volontariat International en Entreprise (VIE) qu’il songe poursuivre son perfectionnement.
« Le contexte COVID n’aide pas trop mais nous sommes actuellement en discussion avec mon employeur pour enchainer sur un VIE dès cette année », poursuit celui qui officie aujourd’hui en qualité d’acheteur international, également en charge du sourcing matière première pour les différents projets industriels du groupe.

Le volontariat international en entreprise, c’est aussi le projet que poursuit Aurane Laboue qui souhaite accompagner une année encore l’entreprise Pomone, située près d’Angers et dans laquelle elle a effectué son apprentissage. « Il s’agit d’une entreprise familiale spécialisée à la fois dans la culture des pommes sur ses propres vergers et dans la fabrication de pâtisserie pour la grande distribution et la restauration. Et il se trouve que le Japon est actuellement notre plus gros client sur le secteur asiatique. Avec ce VIE, nous souhaitons donc conforter notre positionnement mais aussi renforcer nos liens en étant aux côtés de nos clients », détaille la jeune femme qui elle aussi, attend des jours meilleurs en termes d’actualité sanitaire.

Quand l’ancienne apprentie devient maître de stage

Également passée par la filière Management International de FIM CCI Formation Normandie, Nathalie Maroun Khalil garde un bon souvenir de son apprentissage à Saint-Lô. Aujourd’hui elle fait partie d’une équipe de trois personnes qui composent la division export de la société Metalu Plast, située à Soliers, en périphérie de Caen. « Depuis maintenant 8 ans, l’entreprise s’est ouverte à l’international et nous exportons désormais vers 34 pays. Quand nous avons été contactés pour savoir si nous souhaitions prendre une apprentie, nous avons tout de suite dit oui », explique Nathalie Maroun Khalil qui devient dès lors maître de stage.

« Ce qui m’a servi dans mon parcours, c’est d’avoir eu une formation dispensée par des professionnels, en phase avec la réalité du monde économique. Je savais donc que la personne qui viendrait chez nous serait opérationnelle », détaille Nathalie Maroun Khali. Et après deux années passées au sein de l’entreprise, celle-ci n’a pas déçu. « Nous lui avons confié un gros dossier : celui d’obtenir le statut d’Opérateur Économique Agréé (OEA). Une mission qui s’est bien passée mais qui résulte aussi du mode de fonctionnement de la formation. Avec 3 semaines de présence en entreprise pour une semaine de cours, cela permet aux alternants de véritablement faire partie de l’entreprise et donc à nous, de leur confier des tâches intéressantes ».

Par  Jacques-Olivier Gasly