Accès fluvial à Port 2000 : les premiers Accropodesᵀᴹ posés sur la digue
Après les investigations géotechniques réalisées, la campagne de détection pyrotechnique puis l’enlèvement des obstructions présentes dans l’emprise de la future digue, les travaux de réalisation du soubassement de la digue ont débuté mi-février. Cette phase essentielle du chantier consiste à draguer, acheminer puis mettre en place des matériaux marins avec un suivi bathymétrique permanent, c’est-à-dire un contrôle régulier des profondeurs et de la forme du fond marin, garantissant la précision des opérations. À ce stade, près de 75 % du soubassement est réalisé, représentant environ 1 300 mètres de digue déjà constitués sous le niveau de la mer. Plus de 600 000 m³ de matériaux ont déjà été mis en place, sur un volume total estimé à 776 000 m³.
En parallèle de ces opérations maritimes, la fabrication des Accropodesᵀᴹ se poursuit activement sur le quai Asie, avec près de 7 000 blocs de béton déjà coulés sur les 19 900 nécessaires. Leur mise en place sur la digue a débuté le 27 avril avec la pose du premier Accropodeᵀᴹ, permettant dans les semaines à venir d’apercevoir la forme finale de la digue. Les approvisionnements en enrochements se poursuivent également, avec 450 000 tonnes déjà livrées sur le chantier.
Une première opération de démantèlement de la digue pour créer le chenal
Dans ce même temps, une portion de la digue sud du port historique va être démantelée par une opération de microminage menée par l’entreprise Térélian. Cette intervention essentielle pour l’accès des navires au chenal, repose sur l’utilisation de faibles charges explosives permettant de fragmenter la structure de manière contrôlée. Les matériaux issus de cette intervention pourront être réutilisés sur le chantier. Ainsi, un premier essai de microminage a été réalisé le mardi 19 mai, constituant une étape préparatoire à l’opération définitive menée en juin.
L’opération est encadrée par arrêté préfectoral et conduite dans des conditions strictes de sécurité. Elle est réalisée à marée basse, afin de limiter l’impact sur le milieu aquatique. Des dispositifs spécifiques sont également mis en place, notamment des rideaux de bulles lestés autour de la zone, pour atténuer le bruit sous-marin côté mer. À noter néanmoins, qu’un bruit pourra être perçu par les riverains au moment du tir.
Pour garantir le bon déroulement du test :
- une zone de sécurité de 500 mètres est instaurée autour du site ;
- une inspection du plan d’eau est réalisée en amont ;
- les activités maritimes sont temporairement suspendues : arrêt du SAS de l’écluse François 1er, absence de navigation dans l’avant-port, pas d’accès à Port 2000.
Le projet, d’un montant total de 197 M€, bénéficie d’un financement réparti comme suit : 86,05M€ par la Région Normandie, 23,6 M€ par l’État, 11 M€ par l’Union Européenne (via le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe) et 76,35 M€ par HAROPA PORT.