Versement Mobilité Régional : pas de prélèvement en Normandie !
Instauré par la loi de finance 2025, le Versement Mobilité Régional est une contribution autorisée par le Gouvernement dans le but de permettre aux Régions de financer des projets de mobilité sur leurs territoires et l’amélioration des services de transport. Une taxe supplémentaire, opposable à tous les employeurs (entreprises, associations, structures de santé…) dès 11 salariés, pouvant atteindre jusqu’à 0,15% de leur masse salariale. Or, dans un contexte économique tendu et une année 2025 qui s’annonce compliquée pour les entreprises, quatre régions françaises, dont la Normandie (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Pays de la Loire), ont décidé de ne pas y recourir.
« Je souhaite que la Normandie soit une terre d’accueil pour les entreprises, où l’on ne participe pas au matraquage fiscal. Je revendique l’idée que nous soyons une des seules collectivités à ne pas appliquer le Versement Mobilité Régional aux entreprises de plus de 11 salariés, qui ont déjà des niveaux de taxes très élevés. Alors que ce versement mobilité n’existait pas, nous avons réussi à construire un budget 2025 qui maintient nos investissements, alors que nos recettes sont en baisse de plusieurs dizaines de millions d’euros, le tout sans dégrader nos ratios de gestion puisque nous avons réalisé des économies importantes. J’entends que nous maintenions notre niveau d’effort et que nous continuions dans cette voie, celle d’une gestion sérieuse de la collectivité régionale », a ainsi rappelé Hervé Morin, président de la Région Normandie. « Contrairement aux déclarations des groupes politiques d’opposition, le versement mobilité n’est pas un outil de politique tarifaire, il n’a pas vocation à favoriser l’extension du champ des gratuités », rappelle par ailleurs la Région.
« Ne nous trompons pas de cible : personne ne peut croire que toutes les annonces par le gouvernement puissent être financées par les collectivités locales… Pour prendre un exemple simple, un RER régional ne pourra jamais être financé sans une part de financement de l’Etat, dont je rappelle qu’il est le propriétaire du réseau. On ne va quand même pas lever un impôt tout en sachant qu’il n’y a pas en face la contribution nécessaire de l’Etat… », assure encore le président de la Région Normandie.