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Grâce à l’alternance, ils ont trouvé leur vocation – Episode 1

Publié le  13/07/2021
Jacques-Olivier Gasly
Charlène et Arthur, tous deux Normands, sont passés par la voie de l’alternance. Alors que l’année scolaire 2021/2022 se prépare, leur témoignage peut aider parents et jeunes à y voir plus clair. Aujourd’hui, retrouvons Charlène, serveuse dans une auberge de la Côte d’Albâtre, en Seine-Maritime

A 24 ans, Charlène Delattre n’en démord pas : l’alternance est la meilleure chose qui lui soit arrivée ! Après un bac général en série littéraire et des études universitaires en science du langage, elle peinait à s’épanouir. « Même si j’avais envie de me destiner à l’enseignement, je n’arrivais pas à avoir une idée précise de ce vers quoi j’allais », explique la jeune femme. Ses parents, tous deux restaurateurs, ne voulant pas qu’elle reste sans rien faire, l’invitent alors à venir travailler avec eux au sein de leur restaurant, à Varengeville-sur-Mer, non loin de Dieppe. Un métier pour lequel la jeune femme ne ressent aucune passion particulière.

« Mes parents sont dans la restauration depuis plus de 30 ans et propriétaires de l’Auberge du relais depuis 2016. Je les ai donc toujours connus à travailler énormément sans réellement disposer de vie de famille et en sacrifiant de nombreuses vacances pour leur métier. C’était tout ce que je ne voulais pas. Mais après avoir travaillé avec mon père en cuisine et surtout en découvrant le métier de la salle, cela m’a métamorphosée », détaille Charlène Delattre qui s’engage alors sur un CAP en alternance au sein de l’IFA Marcel-Sauvage à Mont-Saint-Aignan, sur les hauteurs de Rouen.

Elle qui était même allée jusqu’à envisager de la formation par correspondance car rien ne la passionnait, trouve enfin sa voie et découvre l’alternance. « C’est une manière complètement différente d’aborder la formation. Déjà vous êtes payé ! Ce n’est pas énorme, mais j’avais besoin de cela pour débuter mon indépendance. Ensuite le fait d’être une semaine par mois en centre de formation, même si cela demande beaucoup de travail personnel entre deux, c’est une formule qui permet de mieux apprendre le métier et vous fait vite savoir si vous allez aimer ou pas », poursuit Charlène Delattre qui, dès l’obtention de son CAP, enchaîne sur un BP (Brevet Professionnel) qu’elle vient tout juste de réussir. Elle envisage désormais de passer son BTS par la validation de l’expérience.

« Le gros avantage de la formation en alternance, c’est que cela vient confirmer si vous êtes fait ou pas pour le métier auquel vous vous destinez », insiste la jeune serveuse qui envisage désormais son avenir professionnel en deux temps. « Là, je sais que je vais poursuivre sur le métier de la salle. C’est un métier qui me passionne et surtout, j’ai la chance de pouvoir le faire avec ma famille, ce qui me donne en quelque sorte l’occasion de rattraper le temps que nous n’avons pas passé ensemble du fait des contraintes qui pesaient sur eux. Mais lors de ma formation, j’ai également été impressionnée par le professionnalisme et la passion de transmettre de nos professeurs, et c’est quelque chose que je veux plus tard communiquer à mon tour à des jeunes qui seront en découverte de leur futur professionnel ».

En Normandie, les CCI sont actives au sein de 11 CFA et forment chaque année près de 10 000 apprentis. A l’issue de leur apprentissage, 90 % de ces jeunes ont un emploi dans les 6 mois qui suivent la fin de leur formation.

Par  Jacques-Olivier Gasly