Trophées de l’agroalimentaire 2026 : l’excellence de la filière normande à l’honneur
Pan à part entière de l’économie régionale, l’agroalimentaire occupe une place stratégique en Normandie, tant en matière d’emplois que de valorisation des ressources locales. Avec près de 28 000 emplois salariés (auxquels s’ajoutent près de 10 000 salariés du secteur de commerce de gros de produits agroalimentaires), le secteur représente à lui seul 15 % de l’emploi industriel de Normandie.
Les Trophées de l’agroalimentaire 2026 s’inscrivent dans cette dynamique de valorisation des activités visant à la transformation de ressources locales que compte la Normandie et qui contribuent ainsi à son dynamisme et son rayonnement tout en œuvrant en faveur de la compétitivité et à l’attractivité du territoire.
Innovation et transitions au cœur de l’édition 2026
Face à l’évolution des attentes des consommateurs et un contexte économique tendu, l’édition 2026 des Trophées s’est attachée à mettre particulièrement en avant les démarches innovantes : nouveaux produits, modernisation des outils industriels, digitalisation, mais aussi adaptation des modèles économiques.
Un palmarès et des catégories pour refléter la diversité des entreprises
Les Trophées de l’agroalimentaire 2026 s’articulent autour de plusieurs catégories, conçues pour refléter la richesse et la pluralité de la filière normande. À l’issue de l’évaluation du jury, les gammes lauréates ont été évaluées par un panel de 60 consommateurs (à l’exception des compléments alimentaires)… Seules les innovations ayant obtenu une note supérieure à 6/10 ont été validées lauréates des Trophées de l’Agroalimentaire.
Innovations produits
- Santé nutrition : Archie (27) – Capsules vinaire de cidre. La nouvelle innovation Archie : les premières capsules contenant du vinaigre de cidre 100 % normand. Une solution pratique et naturelle pour soutenir la digestion et la glycémie.
- Art culinaire : La Ferme du gros caillou (27) – Le trio de moutardes. Après l’élaboration d’un balsamique de pomme, la Ferme du gros caillou a voulu continuer à innover en créant une gamme de 3 moutardes sans eau, aux saveurs franches et inédites.
- Naturalité : Les brasseurs bio normands (14) – Les ninfusés By Lou Brewery. Pour aller plus loin dans sa démarche écologique, la brasserie récupère les fruits, fleurs et épices utilisés pour nos aromatisations de kombuchab et les propose, après déshydratations, en infusions pleines de goût.
- Saveurs de Normandie : Maison Saint-Lô (50) – Bourriche « autour de l’huitre ». Maison Saint-Lô est une conserverie et fumaison spécialisée dans les produits à base de poissons, coquillages et crustacés. Elle propose désormais une bourriche autour de l’huître (velouté, tartinades) qui offre aux ostréiculteurs un débouché sur des huîtres peu valorisées.
- Projet d’avenir : Innov’Alim School – Rou’Cisson. Cette initiative, organisée par l’AREA Normandie, qui distingue des projets innovants portés par des étudiants. Rou’cisson est un « saucisson de mer » innovant à base de roussette. Inspiré de la saucisse traditionnelle, Rou’cisson, développé par des étudiants en 2ème année de formation d’ingénieur agroalimentaire de l’ESIX Normandie, il valorise des ressources marines locales.
Bonnes pratiques sociétales
- Emballage responsable : Les chevaliers d’Argouges (50) – Transition Environnementale. Après avoir optimisé les dimensions de l’ensemble de ses boîtes plastiques servant à conditionner ses moulages phares de Pâques 2025, l’entreprise a pu économiser 20% en poids de plastique, 40% en poids de carton (pour le calage du moulage) et augmenter de 60% le nombre de produits sur une palette.
- Optimisation des ressources : Forchy Patissier (76) – Transition énergétique. L’entreprise familiale créée en 1919 a entrepris de réduire son impact environnemental sous le prisme énergétique & gestion de l’eau et bénéficie désormais de 33% d’électricité verte, et 3t CO2 évitées/an.
Bonnes pratiques ressources humaines
- Inclusion sociale : Charcuterie Leforgeais (50) – Ressources humaines. Leforgeais cultive une flexibilité inclusive : d’abord par de simples adaptations pour des salariés RQTH (horaires et postes de travail), puis par l’intégration, depuis 2018, de trois travailleurs aux handicaps relativement lourds. En lien avec CAP EMPLOI, ils organisent la traduction des formations en langue des signes et réalisent les aménagements de postes nécessaires.