Objectif : que le Mont soit administré par une seule et même structure
Dans un courrier adressé aux élus locaux, le Premier ministre confirme « l’enjeu majeur pour l’attractivité touristique de notre pays et pour le développement des territoires qui l’environnent » de la Merveille. Raison pour laquelle il leur confirme la création d’un EPIC national du Mont-Saint-Michel.
Cette décision était très attendue des élus locaux, car aujourd’hui, la gestion est assurée par plusieurs structures qui ne sont pas toutes logées à la même enseigne.
« Il est aberrant que le Centre des Monuments Nationaux, qui gère l’abbaye, empoche les recettes liées aux visites, jusqu’à 7 millions d’euros par an, et qu’indépendamment, ce soit le syndicat mixte dans lequel nous sommes engagés aux côtés d’autres collectivités qui s’occupe des infrastructures (parking, barrage…), soit plusieurs millions d’euros à la charge de ces collectivités et des administrés », déplorait à l’époque Hervé Morin, président de la Région Normandie, en marge de la préparation de l’assemblée plénière du 9 avril 2018…
En faisant le choix de l’EPIC, le Premier ministre souhaite confier à seule et même structure l’ensemble des opérations de l’un des sites touristiques les plus visités de France : programmation culturelle, politique commerciale et tarifaire, sécurité, ouvrages à caractère maritime…